vendredi 25 septembre 2015

La fac de micmac: épisode #3

 #3: je suis faqueuse


Oh.

Autant vous dire que je suis contente et sceptique à la fois.
J'ai tellement de choses à dire que je vois même pas comment articuler cet article.

Le passage de la prépa à la fac
Rappel: (je peux enfin le dire:) je suis en L3 information-communication.

Dure transition qu'est la mienne, entre la satisfaction d'étudier quelque chose qui m'intéresse, le doute d'étudier quelque chose que je ne connais pas, et le manque de la prépa.
Le changement est quand même assez brutal: je comprends les cours, mais le fonctionnement, la manière de faire des professeurs, les relations, les emplois du temps en ligne, tout ça est nouveau pour moi. Je suis partagée entre le "je peux réussir" et le "qu'est-ce que je fous là".
Je ne dis pas que les études de texte français me manque, mais je suis pas sûre que le mémoire soit quelque chose de plus accessible à mon niveau (mais je vais en reparler).
La principale différence est l'ambiance générale: l'université, ta fac, ta discipline, ta promo. Ça fait beaucoup de gens que tu ne connais pas et qui sont différents de toi. Beaucoup de gens qui n'ont pas forcément le même âge que toi, pas forcément les mêmes centres intérêts que toi, pas forcément la même culture que toi. Vous me direz, c'est comme ça à chaque fois que tu rencontres des gens; mais non. Là je sors d'un groupe social que j'ai connu pendant deux ans, et qui n'était pas si différent que celui que j'ai connu au lycée; les rencontres que j'y ai faites étaient les rencontres, celles auxquelles je suis toujours attachée, celles que c'était "à la vie à la mort" tout de suite en cinq secondes (non, cette proposition n'est pas française).
En fac il y a une certaine distance (surtout pour ma licence qui commence en 3e année): on vient d'horizons différents, et faut qu'on trouve l'envie et l'utilité de se parler. Il faut qu'on parle.
Autant vous dire que quand on est un peu renfermé ou timide, c'est la galère.

Toi quand tu hésites à te jeter à l'eau.

L'atout. Le gros, gros atout de la prépa en fac. C'est savoir travailler. /!\ je ne dis pas que les non-préparationnaires ne bossent pas, loin de là.
Tu n'as que 3 jours de cours dans la semaine (true story) ? Tu passes ton temps à ficher les cours et à lire. Tu n'as pas été informé de la dernière soirée chez Marc-René ? Pas grave, ça t'a permis de bosser ton mémoire. Tu as raté un CM ? Pas grave, t'avais déjà lu le livre résumé dans le cours.
Vous voyez l'idée.
L'inconvénient c'est que j'ai l'impression, tout le temps, d'être en retard et de pas assez travailler. Les partiels sont en janvier. Les notes de lecture pour dans 5 semaines. C'est un autre rythme, la fac, faut du temps pour s'habituer... beaucoup de temps. /!\ à noter que c'est le cas pour pas mal d'étudiants qui viennent de BTS et d'IUT, où les emplois du temps sont aussi très chargés et où il y a beaucoup de pratique pour peu de théorie.



L'université

Je ne sais pas pourquoi ce paragraphe est en fait, puisque j'ai déjà parlé de l'université dans les épisodes 1 et 2. Le truc drôle à retenir c'est la différence entre université et fac: l'université, c'est l'institution, l'établissement, et les facultés, c'est les secteurs, les composantes de l'université.
Le truc moins drôle à retenir c'est qu'une université, c'est très grand, ça accueille énormément d'étudiants, ce qui est difficile à gérer au niveau administratif. Et vas-y que je téléphone à ce bureau, qui me renvoie là, qui me dit d'envoyer ça à tel bureau, qui...

Ce qui me permet de faire la transition avec:
l'inscription ! Plus connue sous le nom de casse-tête-de-première-épreuve-d-entrée-en-fac (ça vous avait manqué, hein.)
L'inscription, donc: après avoir rempli tes 18 dossiers et envoyé 3000 documents, il faut t'inscrire. C'est-à-dire, à Saint-Étienne, passer à la scolarité de ta faculté, puis aller à la Maison de l'Université, qui te fait passer à un guichet qui vérifie tes documents, puis à celui de la sécu étudiante que tu as choisis, puis à celui qui t'inscrit dans la base de données, puis par celui qui encaisse ton chèque, puis par celui qui imprime ton certificat de scolarité, puis par celui qui te donne ta carte étudiante. (Je suis pas sûre que ce soit beaucoup plus simple dans les autres universités...)
À noter: parfois il y a inscription pédagogique (aux cours), où je suis c'est le cas. T'es pas forcément au courant de son existence alors qu'il y a une date limite, alors renseigne-toi bien (pas comme moi as usual) !

Et c'est bon, te voilà faqueux.se. 


La fac d'infocom (qui appartient généralement à la fac des Sciences Humaines et Sociales -SHS- ce qui fait de l'infocom un département, m'enfin bref)

L'infocom, l'infocom. Le truc impossible à définir que je découvre encore à chaque cours (depuis 3 semaines maintenant).
Tout dépend des facs; celle de l'Université Jean Monnet (UJM) à Saint-Étienne commence en L3, les cours (CM -cours magistraux- et TD -travaux dirigés) sont donc assez généraux, entre-autre parce que les étudiants viennent de formation très différentes (BTS communication, GACO, tech de co, fac d'art pla, d'anglais, prépa littéraire (je me demande qui a fait ça dans ma promo)...).
Quoiqu'il en soit, en L3, ton emploi du temps tourne autour de 20h de cours/semaine. Les CM tournent autour de la définition de la comm: ses théories, son approche via la sociologie et l'anthropologie... Je remercie la prépa pour m'avoir formée à ce genre de cours théoriques incompréhensibles dans leur complication. /!\ pour une formation qui commence en L3, les cours sont généraux. Ce n'est pas le cas des formations qui commencent en L1.
Pour ce qui est du mémoire, j'avoue trouver ça très, très dur; peu de pratique et d'enquêtes en prépa, ça prépare vachement à la méthodo du mémoire... c'est intéressant et ça change, mais ça fait peur aussi. À noter qu'en L3 les profs donnent plus d'importance à la méthodo qu'au résultat (du moins c'est ce qu'ils disent...).
Quant aux TD, ils dépendent des facs. À l'UJM ils dépendent des 3 options proposées (journalisme-évenementiel-numérique).

Parlons donc un peu plus précisément de la L3 infocom à l'UJM.
On est 40, divisé en 3 options, c'est plutôt posey. Je suis dans l'option numérique. Pour l'instant ça, me plait, je comprends la partie théorique, mais comme dit dans le premier paragraphe je doute un peu de mon choix d'étude (la littérature me manque-t-elle autant ??).
Je ne vais pas m'étaler pendant 30 ans sur la description des cours, des profs, des gens, des toilettes et des salles de cours parce que tout le monde s'en fout, mais si vous voulez des infos, vous savez où me trouver (commentaire, page FB) !
Les particularités de cette L3:
- la formation commence en L3
- il y a un mémoire à faire
- il y a un stage à faire
- elle est sélective
et c'est un atout, car 40 pour une seule promo, je sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est moins qu'en hypokhâgne. Beaucoup moins que les sociologues. Beaucoup, beaucoup moins que les sciences de l'éducation. Tellement moins que dans les pétitions qui circulent sur internet pour régler les problèmes de moyens de la fac SHS de l'UJM, on n'est pas dedans (clique: pétition).

Je suis faqueuse.
C'est partie pour une année intense.

lol
Jeanne.


Avancée de la mutation post-khagnâle en fac: 100%
Dossier de candidature envoyé à Jean Monnet Infocom 
Admission à Jean Monnet 
Inscription à Jean Monnet :
- passage au secrétariat 
- puis à la maison de l'université 
- puis au secrétariat x --> pas besoin finalement
Dossier de candidature envoyé à Lyon 2 Lettres mo 
Admission à Lyon 2 
Inscription à Lyon 2 x --> étape supprimée !
Équivalences validées 
Dossier de transfert récupéré (quelque part sur Internet, mais appeler le secrétariat pour demander est plus simple) 
Dossier de transfert envoyé à la fac (de départ) 
Dossier de transfert envoyé par la fac (de départ à la fac d'arrivée) 


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